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La forêt derrière l'arbre

La forêt derrière l'arbre

L'actualité derrière l'actualité

Parce que cela m'est un peu resté en travers de la gorge, je voudrais méditer sur l'analyse d'un participant durant un congrès à Barcelone. Cette personne diffamait le dogme du contenu de marque, et son intervention a eu le mérite de réveiller l'assemblée. La remarque fait à l'égard des marques d’empiéter sur le travail d’éditeur est assez fréquente. Néanmoins, le fait que des autorités autoproclamées le ressortent à chaque fois, comme si le contenu était une espèce d'univers clos dans laquelle les marques feraient taches m'a toujours sidéré. Cette critique est souvent établie sur la croyance qu’il y aurait en fin de compte des têtes pensantes qui possède la connaissance et qui ont la lourde tâche d’instruire le troupeau captif de son ignorance. C'est toujours la même idée selon laquelle il faut éviter aux consommateurs d'être bernés par les marques, incapables qu'ils seraient trop stupides pour différencier une publicité maquillée et un contenu réel. Ce que je relève habituellement avec les consommateurs, c’est que les publics sont en fait affaire à des lectorats éclairés, bien renseignés sur les fonctionnements de la communication marketing. Ils savent faire la part des choses entre des contenus commerciaux, des contenus éditoriaux, et des contenus qui réunissent les deux. Bien entendu, les invitations à respecter la déontologie sont légitimes (je songe en particulier au brand content qui est destiné aux gamins), et il convient de s'y intéresser. Il y a effectivement des secteurs à préserver de l'univers des marques. Mais toutes ces mesures de précaution ne doivent pas servir dun prétexte pour refuser au consommateur la possibilité d'apprécier de lui-même les contenus fournis. La seule condition est la nécessité de pouvoir authentifier qui parle, de même que son but. Si le consommateur a le pouvoir, son pouvoir doit être en mesure de s'exercer aussi aux médias traditionnels. Les marques sont tout aussi générer des contenus qualitatifs que les médias. Le consommateur final d'en décider. Ce séminaire a prouvé une nouvelle fois à quel point les médias classiques s'inquiètent de la venue de ces nouveaux éditeurs. Mais ils se doivent de montrer leur habileté et leur suprématie le cas échéant, car ils ne peuvent plus se borner à la signaler.Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce séminaire à Barcelone.
 

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